Manga
Ma belle poupée est un super darling
Couple chic et choc cherche nouvelles aventures et amour pour toujours. Une romcom fantasy pas comme les autres, à découvrir aux éditions Kurokawa.


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La poupée, c’est Laëtitia, enfant chérie du duc Orlécians. Des yeux saphirs, un teint de porcelaine. Gracieuse, polie et distinguée. Oui mais voilà : c’est un masque et derrière il y a une jeune femme très sûre d’elle, intelligente et pleine d’énergie.
Ce que ses parents savent parfaitement, et c’est pourquoi ils la supplient de continuer à jouer son rôle et à bien se tenir le jour de ses fiançailles. Surtout que son promis, le prince Gilbert, est précédé d’une réputation douteuse – a priori, il ne sait pas se tenir avec les dames. Il ne s’agirait pas que Laëtitia se lâche en mode Princesse Puncheuse, ne serait-ce qu’avec les mots…


©Asaki Asagiri, selen/SQUARE ENIX
Mais Gilbert aura beau essayer de faire dérailler les fiançailles dès les premières minutes, Laëtitia est beaucoup plus maline que ça, et curieuse de voir ce qui se cache derrière sa méfiance, son manque de tact et les rumeurs à son sujet.
On s’est fait drôlement happer par ce couple qui aurait du exploser dès le décollage, sans la vivacité d’esprit et la force de caractère de l’héroïne. Le concept de cette histoire provient d’un light novel, ceci dit la mangaka Selen a le mérite de le transposer avec une narration fluide et millimétrée, pour jouer à déshabiller les apparences. Nos deux héros ont en effet enfilé plusieurs personnalités, qui tombent une à une au fil de ce premier tome, pour dévoiler leurs natures profondes.


©Asaki Asagiri, selen/SQUARE ENI
Si vous aimez les devinettes, il y des indices dans le titre, l’illustration de couverture et celle au début du tome. Mais on recommande de plutôt se laisser embarquer dans la lecture, car tout sera dit au cours du premier long chapitre de 160 pages, fort bien raconté.
L’art de la romcom repose en grande partie sur l’alchimie qui se créée entre les deux protagonistes. Ma belle poupée est un super darling délivre deux portraits à la fois crédibles et différents de ce qu’on lit d’habitude. On sent qu’à l’origine, le light novel était déjà soigneusement pensé pour mettre en place cette alchimie, en jouant sur les identités de chacun.


©Asaki Asagiri, selen/SQUARE ENIX
On sent aussi, et c’est dommage, que certaines péripéties sont calibrées uniquement pour permettre à Laëtitia et Gibert de se rapprocher et de se dévoiler. Ils trouvent par exemple sur leur chemin une bande de mercenaires dont la méchanceté est horriblement clichée (jusqu’à leurs grimaces). Ce ne sont que des faire-valoir, là où des personnages mieux écrits auraient aboutis à des scènes plus intéressantes.
Ce sera le seul bémol à ce premier tome, qui se charge de belle et amusante manière de faire tomber les masques, de défier les définitions de genre, et de poser une histoire d’amour entre deux êtres qui ne s’attendaient pas à se compléter l’un l’autre à ce point. Du coup, c’est drôle, hyper mignon et libérateur, car pour le moment Ma belle poupée est un super darling ne parle que de trouver l’âme sœur avec laquelle on pourra être soi-même, sans forcer.
Il reste encore à défendre cet amour, et la fin du tome donne un bon aperçu des problèmes qui ne manqueront pas de leur tomber dessus…
Scénario et dessin : selen
D’après un roman de Asaki Asagiri
Éditeur : Kurokawa
Tome 2 à paraître le 10 décembre
Prix : 7,95 €

