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Manga

YANO, UNE VIE ORDINAIRE

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Le quotidien de Yano est rythmé par les faux pas, les bobos et les pansements. Pas facile d’avoir une scolarité normale quand on saigne tout le temps ! Et pourtant l’amour n’est pas bien loin dans cette romcom atypique et pleine de bienveillance, en cours de publication chez Vega.

Misères en série
Ça ne rate jamais, tous les matins Yano se pointe au lycée avec de nouvelles blessures. Persécuté sur le chemin ? Battu chez lui ? Nope, rien de tout cela. Yano est en fait incroyablement malchanceux et maladroit, le genre à se prendre le seul poteau de la rue ou à s’entailler avec une feuille de papier. TOUS LES JOURS. Ce qui va donner lieu à de multiples gags, plutôt bien cousus par l’autrice, et sans méchanceté, sur la durée des deux premiers tomes que nous avons pu lire.

Pourchassé par le mauvais sort, Yano peut au moins compter sur Yoshida, la déléguée de classe. Elle se fait bien du souci pour lui et décide de faire le maximum pour l’aider avant qu’il ne finisse aux urgences. C’est même toute la classe qui va s’emmêler, quitte à réorganiser les places assises afin de réduire les risques pour Yano. Il ne sera donc ni près de la fenêtre (au cas où un essaim d’abeilles planifierait une attaque), ni près de la porte (Yano serait la première victime si un fou furieux débarquait) ni sous un néon (on ne sait jamais, ça peut tomber ces machins là). Jour après jour, ce garçon solitaire est de mieux en mieux entouré, et pris dans le tourbillon des amitiés naissantes et de l’amour…

Yano cherche ses pieds
Même si c’est une base importante du concept de sa série, Yui Tamura lève ensuite un peu le pied sur le running-gag du gars qui s’emmêle ses deux pieds gauches. Ce qui donne de l’air au récit, et le temps de développer les personnages et les sujets de fond de Yano, une vie ordinaire.
On comprend assez vite que Yano reste seul parce qu’il a l’impression d’être bizarre, en raison de sa maladresse et de tout ce qui lui tombe dessus. La mangaka expliquera ensuite pourquoi il a du mal à capter les sentiments des autres (et les signaux que lui envoie Yoshida, qui pour sa part est d’une nature anxieuse – drôle de couple !). Les principaux personnages sont ainsi bien campés, avec une psychologie réaliste derrière les aspects marrants et touchants du récit.

On ne compte plus les mangas qui abordent ce sujet du malaise social à l’adolescence (et qui peut continuer à l’âge adulte, mais ne vous inquiétez pas pour moi ha ha, je vais bien, c’est pas grave). Par contre Yano, une vie ordinaire compte parmi les plus intéressants, à l’image de Komi cherche ses mots. L’un n’est pas la copie de l’autre – ne serait-ce qu’en terme d’atmosphère ou de dynamique entre les personnages. Mais ces deux titres ont en commun un même tour de magie. On peut réfléchir autant qu’on veut à leurs qualités artistiques, aux rebondissements ou à leur concept bien trouvé, ça n’explique pas entièrement les sentiments que la lecture procure.

Oui, le récit se montre malin en faisant des bobos rigolos de Yano le point de départ d’un récit plus profond. Mais on ressent aussi que Yui Tamura fait tout simplement preuve d’autant de sincérité pour mener son manga, avec comme ligne directrice de ne jamais ridiculiser ses personnages et de les traiter avec une égale bienveillance.
Même l’inévitable triangle amoureux réserve de jolies surprises, dans la douceur. Yui Tamura en profite d’ailleurs pour parler directement de l’influence du shôjo manga, quand deux mecs découvrent le magazine Nakayoshi et se demandent ce que ressentent les filles, et ce qu’ils ressentent pour elles.

Yano une vie ordinaire compte à ce jour douze tomes au Japon et l’anime est dispo sur Crunchyroll, sous le titre Yano-kun’s Ordinary Days.

Autrice : Yui Tamura
Éditeur : VEGA
Tome 4 à paraître le 10 avril
Prix : 8,35 €

© Yui Tamura / Kodansha Ltd.

Mass appeal madness eats your brain !!

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