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Manga

La guilde marchande de Pandémonia

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Tope là pour la moula !
Lucciola Lunatria a passé son adolescence à affûter ses griffes d’argent en exécutant des monstres. Enfant, elle a vu de près les morts et les malheurs qu’ils sèment. Mais sa quête de vengeance et de justice semble ne jamais pouvoir s’achever. La violence est-elle une impasse ? Le jour où Lucciola rencontre Bilkis Draco, une nouvelle vie s’ouvre à elle. Ce marchand lui fait l’étonnante démonstration de ses talents, en essayant de négocier un accord avec un Roi-démon déterminé à appliquer la loi du plus fort (spoiler : c’est lui). Bilkis parvient-il à ses fins, et à gagner la confiance de son adversaire ? Réponse à la fin du long premier chapitre de La guilde marchande de Pandémonia.

On retrouve ensuite Lucciola quelques temps plus tard, au moment où elle doit passer l’examen de la guilde. Plus habile avec les armes qu’avec la parole, elle n’a pas vraiment le mental d’une négociatrice. Sa première épreuve consiste à acheter de l’eau de guérison auprès d’une créature. Problème : ce batracien ne fait plus confiance aux humains, depuis que des brigands l’ont persécuté…

ToUn ticket vers l’inconnu
La guilde marchande de Pandémonia n’est pas un manga feelgood mais sa lecture peut faire un bien fou. Le concept – remplacer la lutte armée par le marchandage – amène d’entrée de jeu une vraie richesse narrative : négocier avec des créatures plus ou moins puissantes n’est pas sans risques, Lucciola doit en plus comprendre leur personnalité, satisfaire leurs désirs ou découvrir leurs secrets afin de conclure un accord. Et de peut-être monter en grade au sein de la guilde.

Ce premier tome installe bien sûr tout un univers de négociants et de voyageurs, que l’autrice a bâti en s’inspirant de faits historiques : la Compagnie des Indes orientales. Du 17ème et au 19ème siècle, les pays d’Europe s’étaient livrés à une concurrence acharnée, afin d’ouvrir et de sécuriser des routes commerciales en direction de l’Asie et des Amériques. Expéditions maritimes, piraterie, exploration de nouvelles contrées, construction de ports et complots… Est-ce que vous voyez le potentiel, pour une série orientée fantasy telle que La guilde marchande de Pandémonia ?

Pas de bol, ce n’est pas le manga que vous allez lire, ou bien pas tout à fait, car la série s’est achevée l’année dernière en quatre tomes. Il ne s’agit même pas d’une critique, on se demande simplement ce qu’elle serait devenue en durant deux ans de plus, et en explorant toutes ces possibilités. Surtout qu’elle possède de grandes qualités : un concept original, une héroïne qui délaisse la force au profit de la persuasion, un Bilkis Draco charismatique, ou encore un univers en expansion géographique dès le troisième chapitre.

L’écriture du scénario et des personnages confirme en tous cas tout le bien que l’on pensait déjà de Kachou Hashimoto. La guilde marchande de Pandémonia dégage un plaisir contagieux à aller vers l’inconnu, tout en prenant au sérieux les valeurs morales qui séparent le business de l’escroquerie. L’autrice donne ainsi une toute autre profondeur à son dernier manga en date, car ici il n’est pas question de d’acheter ou de vendre sans foi ni loi, ni de remporter la victoire à n’importe quel prix.

Vous pouvez suivre Kachou Hashimoto sur X où elle poste régulièrement ses planches https://x.com/torinikusoul

Autrice : Kachou Hashimoto
Éditeur : Glénat
Tome 2 à paraître le 22 avril
Prix : 7,20 €

© Kachou Hashimoto / KODANSHA LTD.

Mass appeal madness eats your brain !!

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