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Far Away, les soldats de l’espoir

Chapeau bas à Wildside, rare éditeur français à couvrir encore l’actualité du cinéma asiatique. Derrière ce titre pompeux se cache une super production coréenne (filmé dans cinq pays pour 25 M de dollars) reprenant un thème à succès : une fraternité tragique sur fond de guerre. La formule avait déjà fait les joies du box-office coréen en 2005 avec Taegukgi (Frères de sang), déjà écrit et réalisé par Je-kyu Kang et mettant déjà en vedette Dong-gun Jang, probablement la star « romantique » la plus connue du cinéma local (2009 : Lost Memories, Taegukgi, Wu Ji et surtout The Coast Guard).

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Chapeau bas à Wildside, rare éditeur français à couvrir encore l’actualité du cinéma asiatique. Derrière ce titre pompeux se cache une super production coréenne (filmée dans cinq pays pour 25 M de dollars) reprenant un thème à succès : une fraternité tragique sur fond de guerre. La formule avait déjà fait les joies du box-office coréen en 2005 avec Taegukgi (Frères de sang), déjà écrit et réalisé par Je-kyu Kang et mettant déjà en vedette Dong-gun Jang, probablement la star « romantique » la plus connue du cinéma local (2009 : Lost Memories, Taegukgi, Wu Ji et surtout The Coast Guard).

’écriture de Je-kyu Kang, à défaut d’être « subtile », possède néanmoins un vrai souffle romanesque et de bonnes idées de départ. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il était déjà à l’œuvre sur plusieurs succès historiques au box-office coréen, que ce soit à travers le film d’espionnage (Shiki) ou le film de guerre (Taegukgi). Cette fois, il imagine un film épique à partir de photos authentiques et troublantes de soldats coréens en uniformes allemands capturés sur les plages de Normandie par les alliés le jour du débarquement… Comment se sont-ils retrouvés enrôlés dans la Wehrmacht alors qu’ils ont combattu cinq années plus tôt contre l’armée rouge sous les couleurs de l’Empire du soleil levant ? (la Corée étant occupée par le Japon depuis 1910…) Comment ont-il survécu sur les fronts en Extrême-Orient, dans les camps soviétiques de prisonniers de guerre et enfin aux premières heures de la bataille de Normandie ?

Au-delà des archives et de la vérité historique, Far Away relate le parcours de deux frères ennemis, un coréen et un japonais, champions de courses de fond et rivaux depuis l’enfance sur les stades. Le premier sera enrôlé au plus bas de l’échelle dans l’armée impériale, comme tous les coréens forcés de combattre contre l’Union soviétique dès 1939. Le second, pétri d’idéologie nationaliste, sera un officier aussi loyal que cruel. Leur capture par les forces russes sera le point de départ d’un voyage initiatique. Désormais dans la même galère que son « ami » d’enfance, au fur et à mesure des épreuves, l’officier japonais (Joe Odagiri particulièrement inspiré) verra toutes ses valeurs impérialistes voler en éclats au contact des pires champs de bataille et camp de prisonniers de la seconde guerre…

L’idée est donc plutôt passionnante. L’argument historique crédibilise le destin hors norme des deux héros et permet de développer une épopée improbable, depuis la Corée d’avant-guerre jusqu’aux plages de Normandie.

Ne soyons pas avares en éloges, Far Away tient visuellement très bien la route. La qualité des effets spéciaux visuels par exemple témoigne des compétences des sociétés coréennes, de loin les plus en avance dans ce domaine en Asie. Les reconstitutions sont autant de morceaux de bravoure, en particulier le débarquement allié adoptant pour la première fois au cinéma le point de vue allemand.

Comme souvent dans le cinéma populaire coréen, c’est le ton qui risque de laisser les spectateurs européens perplexes. Les émotions sont exacerbées à l’extrême. La caractérisation des personnages manque le plus souvent de nuance, à l’image du personnage secondaire de l’acteur Kim In-kwon ou des caucasiens de l’histoire, trop souvent limités à des figures d’officiers déshumanisés. L’approche émotionnelle fait irrémédiablement penser aux précédents films du cinéaste ou à des films hollywoodiens d’un autre âge.

On remarque également la présence de Fan Bingbing dans le rôle d’une prisonnière chinoise au courage exemplaire, retenue dans le même camp russe que les héros. Difficile de ne pas y voir une manœuvre pour exporter le film en Chine même si la présence du personnage est parfaitement intégrée au récit.

Si les amateurs de cinéma coréen original auront plus de mal à y trouver leur compte, le film propose au grand public une combinaison de sensations fortes et de grand spectacle soigné.

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