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ANGOULÊME 2014 – JOUR 3

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Les files d’attente se multipliaient à travers toute la ville en ce samedi, jour le plus fréquenté du festival. Après avoir difficilement avancé dans les rues angoumoisines, noires de monde, l’équipe a pu rencontrer deux auteurs taiwanais pour une interview détendue à l’espace Little Asia, à découvrir très bientôt.

T.K. fait dans le fantastique torturé avec un trait parfaitement divin tandis que Cory prouve que l’île de Taïwan dissimule de véritable virtuose du shojo.

Pendant qu’au pavillon Jeunes Talents, les débutants profitaient des astuces pour bien mettre le pied à l’étrier proposée par de nombreux ateliers (numérique, scénario, crowdfunding…), les trois jeunes pousses du shônen à la française étaient attendus en conférence au Théâtre de la Ville. Preuve du succès de LASTMAN, la salle s’est remplie en à peine une dizaine de minutes, laissant de nombreux malheureux sur le carreau. Ces fans dépités ont alors pu tuer leur temps libre devant l’exposition sud-coréenne « Des fleurs qui ne se fânent pas », dédiée au sujet très sensible des « femmes de confort », esclaves sexuelles raflées par l’armée japonaise pour que manager la libido de la soldatesque en campagne .Très élégante, l’expo cherche avant tout à décrire une réalité historique (démarche à mettre en parallèle avec l’expo Tardi), le plus souvent d’après des témoignages de victimes, plus qu’à demander des comptes au Japon.

Il faut dire que ce sujet est un fruit de discorde entre les deux pays depuis 50 ans : les Coréens demandent à ce que ce triste fait de guerre soit (re)connu du monde entier, les Japonais estiment avoir reconnu leur faute dans le traité signé en 1965 entre les deux nations. L’annonce de l’événement « Des fleurs qui ne se fânent pas » a donc fait grand bruit au Japon, qui a dépêché pour l’occasion de nombreux journalistes, qui n’ont pas été déçus du déplacement. Après une pétition signée par 12 000 Japonaises demandant au FIBD de supprimer l’expo, un groupuscule de négationnistes nippons avait dressé un stand dans l’espace Little Asia, accusant ouvertement le festival de recevoir des pots-de-vin du gouvernement coréen et réfutant toute véracité concernant les « femmes de confort ». Bannières aux slogans choc et pamphlets dessinés étaient prévus pour cette campagne de désinformation… qui n’aura jamais lieu. Dès mercredi, l’organisation a exigé le retrait du stand polémique, sous contrôle d’huissier, justifié par la présence de croix gammées et de propos calomnieux, une première dans l’histoire du festival d’Angoulême. Ambiance…

Plutôt qu’enfoncer le clou de la polémique, c’est sur leur travail et leurs œuvres que nous avons harcelé Suehiro Maruo et Atsushi Kaneko de questions : on s’inquiétait un peu à l’idée de rencontrer ces maîtres de l’angoisse, les deux interviews ont été ponctuées par de nombreux (sou)rires. La musette désormais remplie de ces entretiens à paraître prochainement, il était déjà temps pour nous de regagner nos pénates en attendant demain, dernier jour du festival qui couronnera un Grand Prix garanti étranger (une rareté dans ce Festival « International »). Alan Moore ? Katsuhiro Otomo ? Bill Watterson ? Il vous reste encore une poignée de minutes pour poser vos paris. Réponse demain, ici même !

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