Xenoblade Chronicles 3D – Guerre épée

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Titre phare sur Wii en son temps – été 2010 au Japon, et un an plus tard en France – Xenoblade Chronicles nous revient sous la forme d’un remake adapté au format portable de la New 3DS. Si Nintendo maîtrise décidément l’art du recyclage, il le fait avec un talent toujours aussi insolent…

Enfin Nintendo… Rendons à César ce qui appartient à César puisqu’en l’occurrence, c’est Monster Games – un studio américain à qui l’on doit également l’adaptation de Donkey Kong Country Returns 3D – qui s’est occupé de ce portage sur la console portable. Un travail certes imparfait, mais qui tire au mieux parti des capacités de la New 3DS, et de cette dernière uniquement. Le jeu n’est, ainsi, pas compatible avec les versions antérieures de la console, qu’on se le dise… Dans la lignée de Xenosaga, qui a fait la réputation de Monolith Soft après que ses membres ont quitté Square, Xenoblade Chronicles repose sur une mythologie particulière, et met en scène un monde né de l’affrontement de titans, ainsi que deux peuples, les Homz (humains) et les Mékons (mechas), soumis aux affres de la guerre. S’ensuit une histoire de héros et d’épée légendaire comme les J-RPG en raffolent, dont le peu d’originalité (apparent) ne ternit en aucun cas l’efficacité. Et c’est bien le plus important.

Si, graphiquement, le portage souffre de quelques défauts inévitables si on la compare à la version Wii – textures moins fine, aliasing présent, animation parfois hésitante… -, Xenoblade Chronicles 3D sublime tout de même son matériau d’origine en se révélant plus accessible, avec une vraie liberté, et profite d’un système de combat résolument plaisant. Petit bémol : le peu de nouveautés dont bénéficie le jeu, entre un Sound Test anecdotique, et une galerie de personnages 3D. Les doublages, également, sont uniquement en anglais. Exit, donc, les voix en japonais qui existaient pourtant sur Wii U. Une question de place, le jeu réclamant déjà, pour son installation, une carte microSD d’au moins 8 Go.

Beaucoup de petits défauts, donc – mais des concessions inévitables -, que l’on balaye toutefois d’un revers de main sitôt plongé dans l’aventure, ses quêtes annexes à foison et ses moments de bravoure (la bonne gestion des « Arts », ces techniques de combat où se mêlent attaques en force et magie, permet de retourner le cours d’un combat). Surtout, les liens qui se créent et se renforcent entre vos personnages, au fur et à mesure qu’ils progressent, permet de nouer un véritable attachement avec ces derniers. Avec cet épisode, Tetsuya Takahashi, le créateur de la série, a eu la bonne idée de prendre le joueur par la main, et de l’amener à découvrir peu à peu les différentes facettes d’un univers, en évitant de le plonger trop rapidement sous un déluge d’informations (un défaut des Xenosaga, en général). Résultat : la trame s’enrichit peu à peu, et le rythme va crescendo, le tout bercé par une bande-son sublime signée à plusieurs mains, entre Yoko Shimomura (Kingdom Hearts), Manami Kiyota (qui a assumé la partie vocale de Final Fantasy Song Book ~ Mahoroba) et Yasunori Mitsuda (Chrono Trigger) pour le générique de fin. Un titre d’exception à (re)découvrir de toute urgence.

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