L’ETRANGE FESTIVAL 2013, C’EST PARTI !

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Du 5 au 15 septembre, l’Étrange Festival déroule ses kilomètres de toiles inédites, curieuses et souvent frappadingues pour, déjà, sa dix-neuvième édition. L’occasion de présenter, entre autres, une sélection asiatique fraîche et toujours pertinente que Coyote Mag a défriché pour vous.

Retrouvez toute la programmation sur www.etrangefestival.com/.

 

The Agent

de Ryu Seung-wan, Corée du Sud.

Ryu Seung-wan est un réalisateur rare, parfois inégal, mais indéniablement un des plus imprévisible et doué au pays du matin calme. Après Arahan, Crying Fist, The City of Violence et The Unjust, il s’intéresse cette fois au film d’espionnage. The Agent est l’histoire d’une cavale d’un agent double coréen infiltré en Allemagne. Tandis qu’il tente d’organiser sa « disparition » avec avec sa femme, des assassins des deux Corée se lencent à leur poursuite.

Confession of a murder

de Jeong Byeong-gil, Corée du Sud.

Premier film d’un jeune réalisateur très prometteur, Confession of a murder suit légèrement les traces du cultissime Memories of a Murder de Bong Joon-ho. L’intrigue s’intéresse à un vieux meurtre prescris relancé par le suicide d’un membre de la famille de la victime et d’un roman à succès en forme de confession.

Why don’t you play in Hell ?

de Sono Sion, Japon.

Un des réalisateurs fétiche de la rédaction, Sono Sion, revient aux sources de son style après un diptyque consacré aux conséquences de la catastrophe de Fukushima (Himizu et Land of Hope). Dans Why don’t you play in Hell ?, le cinéaste met en place des situations improbables autour de deux yakuzas et d’un tournage de film d’action… La sélection consacrée à Sono Sion sera complétée par une rareté, Bad Film, long-métrage que le cinéaste a débuté en 1995 avec la troupe de théâtre qu’il avait fondé à l’époque, et qu’il vient seulement d’achever.

The Last Supper

de Lu Chan, Chine.

Lu Chan est passé au rang de réalisateur majeur de la Chine contemporaine après le séisme provoqué par City of life and Death, son incroyable plongée dans les massacres de Nankin en 1937, jugé trop impartial par la censure chinoise. Il s’intéresse aujourd’hui à la fresque épique en costumes avec un parterre de stars (Daniel Wu, Liu Ye, Chang Chen) pour mettre en scène une fronde XXL contre l’Empire à l’époque de la Dynastie Qin. Le film est précédé d’une réputation énorme quand à sa mise en scène ambitieuse et ultra soignée, véritable signature de Lu Chan.

Rayon anime !

L’avantage avec l’Étrange Festival, c’est une sélection de films d’animation, entre actualité et patrimoine, toujours d’excellent goût. Vous pourrez ainsi vous consoler de ne pas avoir été à Annecy en découvrant It’s such a beautiful Day, le long-métrage poético-mélancolique du réalisateur indépendant américain Don Hertzfeldt et, si vous aimez rire, El Santos vs la tetona mendoza, super production animée mexicaine, irrévérencieuse au possible et profitant d’un casting de voix rassemblant les plus grandes vedettes du pays. Du coté du Japon, outre Blood-C, suite/remake assez dispensable de la franchise Blood the last Vampire, vous aurez surtout l’occasion de voir ou revoir un pépite signé Eiichi Yamamoto, La belladone de la Tristesse, long-métrage à l’érotisme parfois cru produit par Mushi Productions en 1973 et clôturant la période « adulte » du studio juste après le départ d’Osamu Tezuka qui va entamer une approche similaire en manga (ce sera la début d’une période de récits sombres, géniaux et pour adulte à l’image de Ayako, Barbara ou Kirihito. Le film est sidérant de modernité dans ses designs et dans son propos… Pour les plus curieux, L’Étrange Festival propose également une séance unique ce mardi du Le Prince Nehza triomphe du Roi Dragon, film relativement méconnu des studios Shangaï et qui constitue avec les célèbres films de Te Wei consacrés à la légende du Roi Singe, le must de la production du studio.



Gore ?

Si l’Étrange Festival s’est toujours défendu de n’être que le porte étendard d’un cinéma violent, dérangeant, voire extrême, il n’en demeure pas moins un rendez-vous important pour tous ceux qui suivent l’actualité du cinéma fantastique, d’épouvante et du thriller international. À ce jeu, outre les très nombreux films cette année en provenance vraiment de tous les continents, la sélection nippone évolue  un peu, enfin débarrassée de l’omniprésence des trublions Noboru Iguchi et Yoshihiro Nishimura dont les films (la collection Sushi Typhoon, The machine Girl…) donnaient l’impression, ces dernières années, d’être l’essentiel de la production horrifique au Japon. Pour l’édition 2013, le Festival accueille 009-1 The end of the beginning, adaptation à peine officielle d’un des cyborgs (Mylène Hoffman) du manga culte de Shotaro Ishinomori pour une production pas si fauchée et très généreuse en action. Dans un registre bien différent et réalisé avec sans doute plus de talent, Miss Zombie, réalisé par Sabu, tente d’apporter sa pierre à la mythologie des zombies dans une veine plus proche du Jour des morts-vivants ou de Fido puisque le film par du principe d’un zombie « adopté », en l’occurrence une  jeune morte-vivante qui va devenir une domestique pour une famille japonaise.

N’hésitez pas à scruter la programmation de l’Étrange Festival en détail sur www.etrangefestival.com et retrouvez-nous au forum des images de Paris (Metro les Halles).

 

etrange 2013

 

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Kamen Writer !!!

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