Interview Satsuki

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Satsuki – Photo : Laurent Koffel

Présent uniquement pour des dédicaces lors de Japan Expo 2012, l’ex-leader du défunt groupe de visual kei Rentrer en Soi a bien voulu s’entretenir avec nous de sa fructueuse carrière solo, ainsi que de ses principaux projets parallèles. Habitué des tournées en Occident, Satsuki s’apprête notamment à sortir son très attendu premier véritable album solo : LUMINOUS. Les amateurs de romantisme exacerbé et de pop-rock épique vont être comblés…

Rentrer en Soi s’est séparé en 2008. Peux-tu nous dire aujourd’hui quelles étaient les raisons de cette séparation ?
Cela faisait partie du concept même de Rentrer en Soi : le retour sur soi-même. Donc en 2008, nous étions arrivés au bout de ce concept : c’est la seule raison de notre séparation. Je devais « revenir à moi-même ».

Quand tu as démarré ta carrière solo, avais-tu une idée précise du style de musique que tu voulais faire ?
Oui. Je voulais me concentrer sur le chant, accorder plus d’importance à ma voix. Et c’est donc pour cela que j’ai démarré ce projet entièrement solo.

Comment décrirais-tu ta musique à quelqu’un qui ne l’aurait jamais entendue ?
Une voix chaude et douce, une musique atmosphérique et chaleureuse, des mélodies accrocheuses : voilà mon style musical !

Quelles émotions essaies-tu de faire passer à travers ta musique ?
Celles qui viennent du fond du cœur. Satsuki signifie « morceau de lune », et la lune brille à travers les ténèbres. Mon chant est comme un rayon de lune dans la nuit. Mes chansons sont faites pour que le cœur de chacun se mette à briller à travers la noirceur – comme la lune qui luit dans la nuit.

Et de quoi parlent tes textes en général ?
Chaque album est basé sur un concept différent. Mais tous ont trait, d’une façon ou d’une autre, au romantisme, à travers des chansons d’amour romantiques. Mais comme chaque histoire d’amour est différente, chaque disque est différent…

Satsuki – Photo Laurent Koffel

Comment travailles-tu pour la composition de tes musiques ?
Je n’ai pas de règle particulière : cela peut partir d’une mélodie au piano, ou à la guitare, ou encore d’une ligne de chant… Parfois, je marche simplement dans la rue et soudain une mélodie me vient ! Mais ce sont généralement les paroles que j’écris en premier, puis je compose la musique.

Parallèlement à ta carrière solo, tu joue également avec Kisaki Project et Moon Stream. Que peux-tu nous dire sur ces deux groupes ?
Kisaki Project est le projet du bassiste Kisaki, qui avait fondé le groupe Phantasmagoria et  qui faisait auparavant partie de La:Sadies. C’est littéralement mon mentor : il m’a énormément influencé dans mon travail. Travailler avec lui est une expérience très importante pour moi : cela représente un vrai challenge, pour nous deux. D’autant plus que c’est lui qui est venu me chercher : il trouvait ma voix intéressante, et je n’ai pas pu refuser (rires). C’est intéressant aussi de voir Kisaki travailler comme producteur sur sa musique, puisque c’est moi qui produit ma propre musique : je découvre ainsi une façon différente de travailler… Moon Stream est en fait un groupe américain, mais mon meilleur ami, Tomo Asaha, en est le guitariste. Il m’a appris à parler anglais. Une langue que je ne connaissais pas quand j’ai commencé à travailler pour Moon Stream. Le groupe est actuellement en cours d’enregistrement, et nous venons par ailleurs d’achever l’enregistrement du nouvel album de Kisaki Project.

Tu as également fait une tournée commune avec Kaya – dont la musique et l’univers sont assez différents du tien. Quels souvenirs as-tu de cette tournée ?
Finalement, nos carrières sont assez semblables : il a également fait partie d’un groupe avant de démarrer son projet solo. C’était intéressant d’échanger avec lui. Il m’a influencé et je trouve que ses chansons sont très bonnes. À l’origine, nous nous connaissions juste un peu, mais à la fin de la tournée nous étions les meilleurs amis du monde (rires) !

Avec toutes tes tournées, tu as visité beaucoup de pays. Dans lequel souhaiterais-tu retourner jouer ?
La Pologne ! Je n’y suis allé qu’une fois, et je ne savais pas à quoi m’attendre : je pensais que c’était trop loin pour qu’il y ait suffisamment de public. Mais j’ai été très surpris car il y avait énormément de fans et ils m’ont réservé un accueil formidable ! Sinon, j’aimerais aller jouer en Amérique du Sud, car je n’y suis encore jamais allé et je reçois beaucoup de messages de fans qui viennent de là-bas. Ou alors, aller jouer à Dubaï ça doit être hallucinant (rires) !

Ton album sort en janvier 2013. Que peux-tu nous en dire ?
Je l’ai voulu plus live, comme si il avait été enregistré dans une grande salle de concert. Avec un son heavy mais toujours très accrocheur.

Tu fais de la musique depuis maintenant plus de 10 ans… Quand tu considères ta carrière globale, depuis les débuts de Rentrer en Soi jusqu’à ta carrière solo, que penses-tu de ton évolution ?
C’est difficile à exprimer… Cela a été long, il y a eu beaucoup de hauts et de bas… Et c’est tellement dur de conserver des musiciens (rires) !
Tu es venu cette année à Japan Expo uniquement pour une séance de dédicaces. Pourquoi pas pour un concert ?

Ah ! J’aurais vraiment voulu ! Ce n’était malheureusement pas possible cette année…

Merci à Renaud. Interview réalisé à Japan Expo 2012 par Christophe Lorentz et publié dans Coyote Mag n°44.

Site officiel : http://satsuki-web.net

Twitter : https://twitter.com/Satsuki_Rociel

Facebook : https://www.facebook.com/satsuki.rociel/

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