EARTH DEFENSE FORCE 4.1: The Shadow of New Despair (PS4)

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En août 2013 sortait EARTH DEFENSE FORCE 2025 sur PS3 et Xbox 360. Un titre barré comme seuls les Japonais osent en proposer, dans lequel le membre d’une unité d’élite devait, bazooka sur l’épaule et jetpack dans le dos, stopper une nuée d’insectes géants venus de l’espace. Du grand n’importe quoi revisité cette fois sur PS4, avec une version 4.1 toujours aussi décalée.

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Les Japonais osent tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. Ainsi, ils n’hésitent pas à mettre en scène, entre autres, une jeune fille aux longues couettes roses dans une armure à la EVANGELION, ici aux prises avec des arachnides gros comme des camions dans une zone résidentielle typiquement nippone désertée par tous ses habitants. Une limitation technique plus qu’une volonté du développeur, Sandblot, le jeu se révélant une nouvelle fois assez peu impressionnant graphiquement, mais ce n’est pas forcément un mal : l’action reste lisible, le jeu n’oublie pas de proposer pléthore d’éléments destructibles (arbres, mobilier urbain, immeubles…), et surtout, les soucis de framerate et de tearing (déchirements de l’écran) des épisodes précédents ont été corrigés, pour proposer une action enfin fluide. Une vraie révolution pour la série. Les légèretés techniques restent néanmoins nombreuses, avec notamment des ennemis qui s’incrustent dans certains éléments du décor, des tirs qui traversent les murs, etc. Mais ces approximations, à défaut d’être voulues, ne sont aucunement gênantes, l’action effrénée ne donnant de toute façon pas franchement l’occasion de se poser pour fusiller du regard, sourcils froncés, le moindre enchevêtrement de polygones…

Complètement barré, EDF 4.1 est un rêve d’amateur de séries B, qui fantasment à l’idée de manipuler les armes les plus puissantes, du fusil plasma à la demande de bombardement sur une zone précise (airstrike). C’est qu’il faut au moins ça pour contenir la progression des bestioles géantes, impressionnantes par leur taille, mais aussi par leur nombre, qui infestent les niveaux. À noter, la présence de Godzilla (ou en tout cas d’un monstre qui s’en inspire fortement), qui fait une apparition bienvenue. Point fort : l’ambiance sonore du jeu, entre cris affolés, explosions et échanges entre militaires (« If we don’t act now, humanity will be destroyed! »), le seul bémol étant que les voix non seulement sont en anglais, mais ne proposent aucun sous-titre. Les anglophobes passeront ainsi à côté de pas mal de « subtilités » qui font pourtant beaucoup pour l’ambiance. À ce détail près, et en dépit de sa répétitivité évidente – mais c’est le genre qui veut ça –, EDF 4. 1 sait tenir en haleine tandis que l’on progresse au fil des niveaux, aussi bien en extérieur, où la mobilité s’avère primordiale, qu’en intérieur, parfois dans des tunnels étriqués où seule votre puissance de feu, à pied ou aux commandes d’un blindé, saura faire la différence. Un titre qui assume son côté « what the fuck!? » avec brio, et donne sa pleine mesure lorsque l’on s’y essaie en ligne, en coopération. Les sensations sont alors décuplées, et les stratégies possibles apportent un intérêt que le solo s’avère incapable d’effleurer.

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