ANGOULÊME 2014 – JOUR 2

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A peine sorti du lit, encore dans les brumes du rêve, nous découvrons avec ravissement l’exposition consacrée à MAFALDA. Dans un décor aux proportions gigantesques, les visiteurs se retrouvent à la taille de l’héroïne créée par Quino il y a 50 ans.

L’occasion de se régaler des aphorismes de la petite fille argentine, critique acerbe de la situation politique aussi bien dans son pays qu’à travers le monde, avec mention spéciale à la statue du globe terrestre, objet chéri de Mafalda.

Cependant, l’espace Franquin n’avait pas fini de révéler ses merveilles. Avant de quitter la bâtisse qui fut longtemps le « Manga Building », l’équipe s’est émerveillée sur l’exposition Du TRANSPERCENEIGE à SNOWPIERCER. Mettant en vis-à-vis les planches originales de la BD et les peintures réalisées pour (et durant) le tournage, elle permet de constater toute l’évolution graphique de Jean-Marc Rochette et d’assimiler le processus d’adaptation nécessaire pour passer du 9e au 7e art.

11h30 signe l’heure de l’apéro ero-guro. Pas de cognac et de cacahuètes au menu, mais du sang et des yeux à lécher. Atsushi Kaneko, chantre de l’indé rock’n’roll (sa BAMBI renvoie directement à TANK GIRL) et Suehiro Maruo, empereur du genre erotique-grotesque (son plus grand succès commercial, L’ÎLE PANORAMA, est aussi son titre le plus soft), ont discuté pendant une heure sur leur métier, leur cinéphilie débordante, l’évolution de l’underground et la censure. Aussi détendus qu’en terrasse, les deux seuls mangakas invités ont répondu sans détour aux questions du public, entre gens de bon aloi qui appellent un chat un chat (à l’image de la franchise avec laquelle Maruo San réitère son aversion complète envers l’œuvre d’Andy Warhol !)

Le Japon n’est pourtant pas le seul pays asiatique à produire de la bande dessinée, et l’espace Little Asia est là pour le démontrer. On retrouve deux pays désormais fidèles du festival, la Corée du Sud et Taiwan, mais c’est la Chine qui se distingue particulièrement, notamment pour les nombreuses performances graphiques réalisées par leurs auteurs invités pour le public.

Un public croissant, qui laisse présager le pire pour demain samedi, LE jour d’affluence par excellence. La bulle des éditeurs était déjà noire de monde, sans parler des longues files d’attente aux points de dédicaces. De nombreux adolescents se pressaient également sur les bancs de l’espace Cultura pour la rencontre Sélection Officielle des auteurs de LASTMAN : derrière la naïveté des questions pointait une véritable passion de la jeunesse pour ce shônen made in France.

On finira toutefois sur un petit bémol. L’espace éditeurs, « Un Monde de Bulles » a été séparé en deux chapiteaux, ce que semble ignorer la plus grande partie des festivaliers. C’est dommage, car ils passent non seulement à côté d’éditeurs aux titres intéressants, mais surtout de l’exposition consacrée à l’un des premiers titres à l’influence manga assumée parus en France, LES LEGENDAIRES. Didactique et ludique, elle explique étape par étape le processus de travail de Patrick Sobral et de Nadou, dessinatrice travaillant sur le spin-off ORIGINES. Le tir sera certainement rectifié demain, après la séance de cosplay dédiée aux LEGENDAIRES prévue à l’espace Buñuel. Promis, on vous en parlera ici même, dès demain soir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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